Affichage des articles dont le libellé est la mode. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la mode. Afficher tous les articles

La méchanceté

Protagonistes : le fameux Loïc Prigent et Catherine Deneuve. Elle lit devant la caméra de Loïc Prigent donc des petites phrases glanées (ou inventées) par le même Prigent dans l'impitoyable univers de la mode. Truculent. Vingt deux épisodes de deux minutes environ à suivre sur Arte. Premier round la méchanceté dite par l'actrice au chemisier... motif hyène...
"Elle a plus de Louboutin que de neurones...Et elle n'a pas tellement de Louboutin".

Beautiful People


Yves Saint Laurent  Karl Lagerfeld

Avant d'aller voir les films de Jalil Lespert et de Bertrand Bonello consacrés à Yves Saint Laurent, je m'étais promis de lire le livre Beautiful People écrit par Alicia Drake et sous titré Saint Laurent, Lagerfeld : splendeurs et misères de la mode, mais je n'ai pas eu le temps de le faire. J'ai vu les deux films et j'ai pris le temps de lire le livre, après. Je croyais que cela aurait été mieux de lire le livre avant mais je crois que cela n'a aucune importance tant les oeuvres cinématographiques sont romancées par rapport à l'essai, quasi "scientifique" d'Alicia Drake.
La journaliste britannique autopsie l'enfance, les débuts et la vie des deux créateurs. On apprend peu de secrets (pourquoi Karl Lagerfeld a t-il voulu faire interdire le livre à sa parution arguant d"atteintes à sa vie privée ?"). Saint Laurent était un génie atteint d'une maladie mentale (tantôt maniaque, tantôt dépressif, alcoolique et drogué). Karl Lagerfeld a réécrit son enfance et totalement occulté la guerre 39-45. Bon. On a dans ce livre une description des années 70 dans l'univers de la mode. Années de créativité, de démesures, d'argent. Le petit monde de la mode, réuni en coteries, semble être dans un espace socio-temporel propre, comme déconnecté de toute réalité. Ils vivent entourés d'art, s'en inspire pour donner une ligne directrice à des collections qui ne sont, au final, que business.
Tout cela finit mal, balayé par le sida, la dépression, la lassitude ou le versatile des acheteuses, seul reste, accroché à un radeau Chanel, Karl Lagerfeld qui vaut sans doute plus vivant que mort.
C'est un bon livre, écrit comme un roman, mais un peu déprimant au final. Quelques anecdotes ont émoustillé ma curiosité : la bouche de la collection 71 de Saint Laurent et le tableau inspiré de Rousseau peint par Kenzo lui-même au mur de sa première boutique, et mon personnage préféré, le plus énigmatique et évanescent Jacques de Bascher. 

Jacques de Bascher Philippe Heurtault
Jacques de Bascher par Philippe Heurtault qui illustre l'article de Philippe Azoury
Kenzo peint le Douanier Rousseau
Kenzo inspiré par le Douanier Rousseau. Dommage que la photo soit en noir  et blanc !
Motifs Lèvres YSL 1971
Les lèvres de la collection YSL, 1971
Beautiful People Saint Laurent, Lagerfeld : splendeurs et misères de la mode  de Alicia Drake chez Folio.

Saint Laurent de Bertrand Bonello


Finalement je n'ai pas eu le temps de lire le livre Beautiful People d'Alicia Drake entre les deux films sortis cette année sur Saint Laurent. Il trône sur ma pile "à lire". Dimanche soir je suis allée voir le Saint Laurent de Bonello comme convenu avec moi-même au mois de janvier après la séance du film de Jalil Lespert.
J'ai un bon souvenir de Bonello réalisateur. Arte a rediffusé récemment L'Apollonide - souvenirs de la maison close, un film esthétique et âcre sur la vie des femmes d'une maison close à la fin du XIXème siècle. Son Saint Laurent a le même parti pris esthétique. L'image, je crois qu'on dit la photo, est très belle, chaude, brillante. Gaspard Ulliel est aussi juste et a aussi bien poussé le mimétisme que Pierre Niney. C'est juste que, et je pense que c'est dû à son physique, il joue un Saint Laurent moins fragile. Si le Saint Laurent de Pierre Niney semblait être près de se briser celui-ci on le sent les deux pieds bien ancrés dans la Vie même s'il a comme ambition de consacrer la sienne à l'autodestruction. Très vite, dès les premières phrases, le ton est donné,  Saint Laurent est dépendant - alcool, drogue, médicaments- et fou. Il aime l'art, il dessine, il a des idées de robes et de tailleurs, mais tout est sous acides. Le fauteuil d'à côté, au cinéma, me dit "Mais heureusement que Pierre Bergé est là !". Pierre Bergé est joué par Jérémie Rénier, il est décrit dans le film comme obsédé (totalement) par l'argent ce qui le rend sec.
La tension sexuelle, thématique récurrente chez Bonello, ne sera que "gentiment" effleuré dans les relations Saint Laurent-Bergé  mais dès que Jacques de Bascher / Louis Garrel apparaît, ça monte d'un cran ou de deux ou de trois. Sexe-Amour-Violence. Saint Laurent / De Bascher / pilules psychédéliques, trio magique jusqu'à l'overdose...jusqu'à se retrouver au crépuscule de sa vie YTS ou Yves Tout Seul.
Oui, le cinéma de Bonello est toujours un peu cruel. Les dandys ont souvent peu de coeur  pour eux-même et pour les femmes. Mutilées dans l' Apollonide, renvoyées à leurs problèmes de femme ou rôles de muse dans Saint Laurent. J'aurai aimé un peu plus de profondeur pour les rôles féminins...mais bon...Saint Laurent est un beau film auquel on souhaite bonne chance pour les Oscars 2015.

Joli Missoni


Aperçu au détour d'une balade à Cannes.
Chez Missoni cet été donc.

Luxe d'hiver

-Photo Olivier Zahm-

It's Paris Fashion week, let's have a peek at Balenciaga.