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La collection Chtchoukine

Paul Gauguin,
Paul Gauguin, Aha oé feii ? (Eh quoi, tu es jalouse ?), Tahiti, Papetee, été 1892

La collection Chtchoukine, Icones de l'art moderne, est exposée à la fondation Louis Vuitton du 22 octobre 2016 au 20 février 2017.
Sergeï Chtchoukine, grand collectionneur russe, a réuni entre 1898 et 1914, 275 oeuvres en grande partie réalisées par des artistes français. Les tableaux de Monet, Cézanne, Gauguin, Matisse, Derain ou Picasso étaient exposés à Moscou dans le palais Troubestskoï et accessibles au public dès 1908 où ils furent admirés par Malévitch, Rodtchenko, Larionov ou Tatline. Cette légendaire collection a été nationalisée en 1918 par Lénine où elle rejoint le Musée national de la peinture occidental (1920-1922) puis le GMNIZI ( Musée national d'art moderne occidental) à partir de 1922 où elle est maintenue sur son site historique, le palais Troubetskoï ; elle part enfin pour l'hôtel Morozov. En 1948, les oeuvres de la collection se verront, sur décret de Staline, réparties entre le musée d'état des Beaux-Arts à Moscou et le musée d'état de l'Ermitage à Saint-Petersbourg (Leningrad). Elles disparaîtront peu à peu des cimaises de ces grands musées jusqu'à la mort de Staline. Elles furent peu à peu exhumées grâce notamment au concours de Pablo Picasso, encarté au Parti Communiste en 1944. 
A Paris, la fondation Louis Vuitton réunit sur quatre étages, 130 oeuvres de cette collection, imaginez 29 Picasso, 22 Matisse, une salle entière somptueuse, lumineuse, parfaite, 12 Gaugin, une salle entière consacrée à sa période tahitienne, 8 Cézannne, Monet, Signac, le Douanier Rousseau, Pissaro, Derain, Toulouse-Lautrec, Malévitch, Rodtchenko.
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Beaucoup de monde, trop de monde sans doute, pour pouvoir admirer dans de bonnes conditions tous ces chefs d'oeuvre, mais leur beauté, la luminosité des oeuvres gigantesques d'Henri Matisse, leur singularité attirent l'oeil et saisissent vite l'esprit.
J'ai pu faire main basse sur un catalogue, histoire de pouvoir regarder en détail Les Capucines "à la Danse II", d'Henri Matisse.

Les capucines à la Danse II Henri Matisse



Pablo Picasso, Compotier, grappe de raisin, poire coupée
Le Douanier Rousseau, Vue du pont de Sèvres et des coteaux de Clamart, Saint-Cloud et Bellevue
Matisse, L'espagnol d'auberville

Jeff Koons - Rétrospective


EXPO JEFF KOONS 2015
Début janvier, de passage à Paris, je suis allée voir la rétrospective que le Centre Pompidou consacre jusqu'au 25 avril 2015 à l'artiste américain Jeff Koons. "C'est un artiste qui fait parler, un artiste discuté, et les visiteurs ont envie de se faire leur propre opinion" livre le président du Centre Pompidou Alain Seban dans un article du journal Le Monde. Ce qui résume parfaitement ma motivation à m'y rendre ; je voulais me faire ma propre opinion. La première fois que j'ai entendu parler de Jeff Koons c'était en 2008 lorsque le château de Versailles a exposé une série de ses sculptures et que nombre de critiques d'art ont dénoncé l'inadéquation entre le classicisme de Versailles et le pop-art de Koons. Les images ont alors circulé et j'ai été immédiatement séduite par la force des couleurs des oeuvres de Koons. Il se dit que c'est "ludique", peut-être, à cause des couleurs sans doute, des ballons et des personnages d'animation. Personnellement je trouve que ces oeuvres reflètent parfaitement notre monde. L'exposition parle d'objets gigantesques qui se multiplient, s'accumulent ; ils sont clinquants, inutiles, cultes, ridicules, monstrueux. 

Expo Jeff Koons 2015


Expo Jeff Koons Paris 2015


Expo Jeff Koons Paris 2015

Expo Jeff Koons Paris 2015

Expo Jeff Koons Paris 2015

Expo Jeff Koons Paris 2015


Plus d'informations sur la rétrospective Jeff Koons

Hopper à Paris

Dimanche 20 janvier il neige à Paris ; c'est tout blanc.
Direction Le Grand Palais pour l'exposition Edgar Hopper.
A l'arrivée une petite queue et le panneau qui fait peur "A partir de cet endroit, le temps d'attente est estimé à 4 heures". Quatre heures dans le vent glacial et floconneux... perspective rebutante... mais il se murmure déjà dans les rangs que non, il n'y aura pas plus d'une heure d'attente. Merci la neige à Paris. Et puis il y a le (brave) joueur de clarinette qui aide à patienter.

A l'intérieur il y a foule, évidemment, mais les gens dans les musées sont bien élevés ; on peut lire les explications et voir les tableaux sans trop de difficulté.
Au début il y a les dessins et les illustrations, puis viennent les gravures, les magnifiques aquarelles et enfin les tableaux tellement lumineux.

Ce qui m'a frappée ce sont les couleurs intenses : les ocres, les rouges, les bleus, les verts, les gris, les blancs. Compositions, couleurs, tellement précises et nettes qu'on se croirait au cinéma. Et puis aussi il a le souci des détails et de l'architecture : combien de ponts, de maisons, d'escaliers, de fenêtres (à travers lesquelles des femmes seules ont envie de sauter pour fuir ? s'échapper?) ? Et puis encore, il y a les scènes intimistes, comme prises à l'arrachée, un homme et une femme au bureau, dans un lobby, dans une chambre, sous un auvent. Des tableaux se dégagent pourtant la solitude et l'ennui ; les tableaux de Hopper saturés de couleurs chaudes me questionnnent sur la froideur implaccable de nos vies contemporaines éclairées de néons fluorescents.






-1) Nighthawks 1942 2) Office at night 1940 3) Ground Swell 1939 4) Room in New York 5) Morning Sun 1952-
L'exposition ouverte depuis le 10 octobre 2012 se prolonge jusqu'au 3 février et à partir du 1er février elle se visite la nuit entière.

Mademoiselle - Privé

A Paris, la semaine des défilés automne-hiver 2011/12 bat son plein. Je ne sais pas si le coeur y est. John Galliano le créateur de génie a été licencié du groupe LVMH en raison de sa conduite déplorable. Mais comme le dit Susie Menkes, rédactrice mode du New York Times, "c'est une image bien triste que de voir un des créateurs les plus connus - et les mieux payés, seul dans un bar, agrippé à son verre".

Demain Chanel défile au Grand Palais.
A voir.

In Paris, the Fashion Week is launched. I do not know if people are happy.
Galliano, the star designer has been fired by LVMH group because of his (very) stupid behaviour. As Suzy Menkes, the famous "New York Times" fashion, said 'there is pathos in the vision of one of the world's most famous -and best paid- designers alone, clutching a glass in a bar'.
Tomorrow is Chanel's Ready-to-We ar 2011/12 show at Grand Palais (Paris).
Will see.


Invitation

Hier je suis allée à l'exposition de photos de Kirk Dougland consacrées à Coco Chanel.
Il était interdit de faire des photos. j'ai donc repris des clichés de l'express Styles et du site LaChanelphile.

En 1962, alors qu'il n'a que 27 ans, Douglas Kirkland est engagé par le magazine Look pour photographier Coco Chanel. Agée de plus de 70 ans, elle est une icône de la mode. Pendant trois semaines, Kirkland suit Chanel de son studio à son appartement. Les clichés racontent l'agenda surchargé de la couturière et la montre entourée de ses mannequins, assistantes, petites mains, clientes et amies.

The Douglas Kirkland's exhibition "Coco Chanel - Photographs 1962" is in Hong Kong until the middle of March.
I went there yesterday. Photograph was forbidden. Pics come from l'Express Styles and La Chanelphile.

In 1962, at the age of 27, photographer Douglas Kirkland received an assigment from Look Magazine to photograph Mademoiselle Chanel for a story on the woman who had become by now, in her late 70s, a legendary fashion icon. For a period of three weeks, Kirkland shadowed Coco Chanel, from her design studio to her private apartments, throughout her intense schedule and daily routine, surrounded by models, seamstresses, clients and friends.


Elle s'amuse. She plays.

Après le défilé, Coco Chanel entourée des mannequins et des petites mains. After the show Coco Chanel, models and staff in the dressing room.

Chanel et Madame Pompidou admirant sa broche. Chanel and Madame Pompidou admiring the brooch she wore.
Dans les rues de Paris. In the Parisian streets.