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Luxurious Economic Battles

En 2009, le marché du luxe a souffert.
Au premier semestre, le numéro un mondial du secteur LVMH a vu son chiffre d'affaires baissé d'environ 6% et son bénéfice net a fondu de 23%.
Le numéro deux du secteur, le groupe suisse Richemont, annonçait fin septembre un chiffre d'affaires en recul de 15% et un bénéficie opérationnel en baisse de 39%.
LVMH a indiqué que la baisse de son chiffre d'affaires a été particulièrement forte pour la branche Montres et Joaillerie en raison du déstockage des détaillants, de la faiblesse du marché américain et probablement du taux de change (commercialisation des produits en dollar).
Si LVMH souffre, que penser de Richemont très investi dans le secteur Horlogerie (Cartier, Baume & Mercier, Vacheron Constantin, IWC, Jaeger Lecoultre...) ? Quelles stratégies adopter pour faire face à la crise (finissante) et amorcer un rebond durable ?
Il s'est murmuré une nouvelle fois au début de l'année que le groupe Richemont prendrait prochainement une participation à hauteur d'environ 30% dans le groupe Prada. La rumeur a aussitôt été démentie. L'année dernière pourtant Prada, endetté de part des acquisitions hasardeuses, avait semble t-il approché le groupe suisse qui avait décliné l'invitation finale (1,7 milliards de dettes à éponger). Investir le Prêt-A-Porter, étendre son portefeuille de marques avec une griffe iconique (et rentable par ailleurs), voilà une stratégie de douce diversification offensive qui ne plairait sans doute pas beaucoup au leader...LVMH.
Bernard Arnault, lui, a décidé de faire appel à Tony Blair. Il se murmure dans la presse anglosaxonne que l'ex premier ministre travailliste, ami intime de longue date de la famille Arnault, rejoindrait le groupe LVMH, comme conseiller à temps partiel, pour mettre en place la stratégie de développement vers les pays émergents. Pays émergents ? Chine, Inde, Russie, on suppose. Il est vrai qu'en Chine comme en Inde comme en Russie, nul business ne se fait sans l'aval du monde politique tant les connivences sont grandes entre le monde des affaires et le pouvoir...
2010...s'annonce d'ores et déjà riche en batailles stratégiques...La crise économique semble avoir mis fin à l'endormissement ronronnant des marques de luxe.

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