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Diamant noir



Au début, une main est coupée. Ca se passe dans un atelier de taille de pierres dans le quartier des diamantaires à Anvers, en Belgique, un quartier en forme de S.
Perdre une main pour un tailleur de pierre c'est viré dans la folie. Il part, quitte Anvers pour l'Italie, puis la France, roule d'échec en échec. C'est dans la capitale française, à l'occasion de son enterrement, que nous retrouvons son fils Pier, dans le bâtiment le jour, voleur d'objets d'art la nuit. Un enterrement, lieu de rencontres des famille décomposées. Pier fait la connaissance de Gabriel, son cousin, qui l'embarque à Anvers, dans le quartier en forme de S. Retour vers le lieu du drame de son père, source de fantasmes et de rancoeurs. A Anvers, peut-on assouvir une vengeance ?
Il faut saluer, absolument, l'art du récit du réalisateur. Enfin un film qui avance sans bavarder plus que de raison sur la psychologie des personnages. On avance avec Pier ; on se demande ce qu'il va lui arriver, comment va t-il se comporter, se sortir de telle ou telle situation. Evidement c'est un film noir, pas de place pour une happy end, pas de place pour la grandiloquence, tout est net et beaucoup est dit sur l'argent, l'arrogance, la famille, le désir, la confiance, les déceptions, la loyauté, l'abandon.
Prix du Jury à Beaune, très mérité, sûrement.

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