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Les innocentes, Anne Fontaine

C'est vraiment chouette d'avoir dans sa ville un cinéma indépendant à la programmation éclectique. Depuis toujours je vais Aux 400 coups. Mardi dernier j'ai profité du Cinéday Orange pour aller à la séance du film d'Anne Fontaine Les innocentes. J'étais réticente malgré les bonnes critiques entendues à la radio et la réalisatrice dont j'ai vu et apprécié plusieurs films ; en cause la tristesse du sujet. 1945, Pologne, Mathilde travaille comme interne dans un camp de la croix-rouge française. Une jeune religieuse polonaise vient frapper à la porte, demander de l'aide. Mathilde la suit jusqu'à un couvent où elle aide une jeune femme à accoucher d'un enfant qui sera immédiatement donné à l'adoption. Plusieurs autres accouchements suivront, les religieuses aillant été victimes de viols à répétition. Quel film triste ! J'ai pleuré pendant à peu près 1h55 (le temps du film). L'image est belle, l'hiver blanc immaculé dans la forêt est superbement filmé, les visages des religieuses apparaissent comme des tableaux flamands, mais l'espoir, vous savez la petite flamme de la bougie, semble avoir abandonné l'humanité. Les seuls moments de répit aux charges émotionnelles viennent de Samuel, le chirurgien de la croix-rouge, survivant vaguement amoureux. Triste, trop triste.

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